« Le banc des soupirs »

Intriguant, spécial, perturbant……
Anne Goscinny signe avec ce 4e roman (chez Grasset.) un livre qui ne peut laisser le lecteur insensible. Durant près de 180 pages, avec son style d’écriture aussi vif que concis, l’écrivaine raconte les jours suivant un crime et l’enquête menée par la police dans la bourgeoisie intello d’une grande ville française…
extrait : »Pierre avait débouché un très bon vin, un corton-charlemagne, je crois. Et moi j’avais fais un civet de chevreuil et mis une jolie table. J’avais reproduis à l’identique un décor photographié dans un magazine. De cette façon, j’étais sûre de ne pas me tromper. Et puis Eléonore était déjà là. Personne n’était dupe, pas de hasard, ici. … »
Raconté en chapitre correspondant soit aux premiers jours suivants un crime soit à un personnage clé du roman, la police mène l’enquête auprès de l’entourage de la victime. Parmi les proches du défunt, un psychanalyste réputé qui n’était autre que l’époux de la victime.  Un docteur aux moeurs et aux habitudes plus qu’étonnantes….
Auteur déjà du « Père éternel » qui lui avait valu le Prix de la Wizo en 2006, Anne Goscinny livre ici un récit plein de rebondissements avec une tension larvée qui monte en puissance tout au long jusqu’au résultat final particulièrement surprenant.

« Le banc des soupirs »
Anne Goscinny
Editions Grasset.
12,40€.
site web de l’éditeur : http://www.grasset.fr/textes/accueil.htm

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