« Ce roman permet de traiter de la paternité mais, avec un côté léger, le tennis. »

Arnaud Friedmann, 40 ans, est l’auteur du roman « Le tennis est un sport romantique », paru le 1e septembre dernier, aux éditions Lattès.  Rencontre avec un jeune auteur français qui mène une double vie professionnelle et d’écrivain prometteur.
Bulles de Livres : Comment vous est venue l’idée de ce roman ? Comment avez eu l’idée de ce lien assez original, et tenu, entre cette famille franc-comtoise et le tennis masculin ?
Arnaud Friedmann :  J’avais envie d’une histoire qui traite de la paternité, mais avec un côté ‘léger’ que le parallélisme avec le tennis permettait. J’avais lu, aussi, avant d’écrire ce roman (à l’été 2009), ‘Petit déjeuner avec Mick Jagger‘, de Nathalie Kuperman (éditions de L’Olivier) et j’avais bien aimé le mélange entre rêve d’un fan et présence fantasmée de l’idole.
Bdl : Pourquoi avoir choisi le tennis ? Pourquoi pas un autre sport, qu’il soit individuel ou collectif, d’ailleurs ?
A.F. : Le tennis est mon sport préféré et de loin, j’ai passé tellement d’heures devant mon écran que j’ai accumulé une « connaissance » incroyable et que je pensais inutile, jusqu’à ce que je décide d’en faire le sujet de mon roman.
Bdl : Pourquoi avez vous choisi cette période du tennis et non pas une période plus récente (Chang, Kafelnikov, Muster, Pioline, Sampras) voir éventuellement les joueurs actuels (Djokovic, Federer, Nadal, les soeurs Williams….)  ?
A.F. : D’abord, il fallait coller à l’âge du personnage, qui est né à la fin des années 1970, et que je voulais accompagner sur une trentaine d’années. Et, il y avait le côté ‘nostalgie’ des matchs des années 1980, une époque dont on dit qu’elle était plus intéressante parce que les joueurs avaient des personnalités plus affirmées (alors que dans quelques années, on parlera de l’ère Nadal-Djokovic-Federer comme d’un âge d’or). A l’époque, je n’avais pas la télévision. Ce n’est que plus tard que je suis devenu ‘fan’ de tennis (et plutôt de Lendl d’ailleurs). Mais la personnalité de Mc Enroe s’est imposée tout de suite, même si ce n’était pas mon joueur préféré, parce que son personnage est infiniment plus romanesque. Ou romantique !
Bdl : Certains personnages de l’Histoire sont ils inspirés de personnages existant dans votre vie personnelle ?
A.F. : C’est une fiction ! Même si pour créer le personnage de Julien j’ai pioché dans quelques souvenirs personnels de mes après-midi dans un club de tennis bisontin, et ses rêves de gloire tennistique sont un peu les miens. Mais cela s’arrête là ! Mon père n’était pas John Mc Enroe !
Bdl : Désormais, on sait comment vous est venu l’idée de ce roman. Mais cela vous a t il pris longtemps pour l’écrire ?
A.F. : J’ai commencé à l’écrire pendant l’été 2009. Je l’ai ensuite retravaillé jusqu’en décembre 2012, date à laquelle je l’ai proposé aux éditions Lattès, qui m’ont répondu favorablement moins de deux semaines, après la réception du manuscrit. Au départ, j’avais l’idée de faire en sorte que chaque chapitre soit lié à un match (de légende ou tombé aux oubliettes), mais je me suis vite rendu compte que cela aurait eu un côté trop systématique et que ça n’apportait rien de plus, donc j’ai élargi à des évènements politiques (réélection de Mitterrand, révolution roumaine…), que j’ai traités comme des matchs. Je me suis aussi amusé lors des reprises du manuscrit à ajouter des références aux hits musicaux des années 1980 et 1990 (là encore en alternant tubes d’un été et morceaux de qualité).
Bdl : Ce roman en appelle-t-il d’autres ? Y’aura t il une suite ? D’autres romans sont-ils en cours de rédaction ?
A.F. :  J’ai toujours écrit, mais j’ai choisi de mener en parallèle une carrière professionnelle autre, parce que c’était important pour moi de ne pas vivre qu’avec les histoires que j’inventais. J’avais envie de me confronter à la ‘vraie vie’. Aujourd’hui, je me dis que j’aimerais avoir plus de temps pour écrire, peut-être en évoluant vers un métier plus en rapport avec la littérature ou l’écrit.  Et puis mes expériences professionnelles pourraient me servir un jour pour le sujet d’un roman…
(Interview réalisée le 9 septembre 2013, par téléphone.)

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