« Au revoir-Là haut »

Touchant.

Rarement, évoquer une guerre mondiale aura été autant réussi. Capable de décrire intégralement une personne avec peu de mots, finement choisis, l’auteur nous fait vivre l’existence parallèle de plusieurs soldats français à la période charnière de l’après-seconde guerre mondiale..

« L’idée de la fin de la guerre, le lieutenant Pradelle, ça le tuait »

Maniant parfois l’humour, avec subtilité, l’auteur relate la tragédie de l’après-guerre avec autant de force dans le vocabulaire que de talent dans l’écriture du récit.

L’auteur arrive à décrire sans lourdeur tous les moments d’une période de guerre, les bons comme les mauvais et notamment la mort d’un soldat au début du récit..
Même si le roman est long (près de 600 pages), voilà un prix Goncourt mérité pour un récit particulièrement réussi !
aureee
Extrait : « Le lieutenant Aulnay-Pradelle, homme décidé, sauvage et primitif, courait sur le champ de bataille en direction des lignes ennemies avec une détermination de taureau. C’était impressionnant, cette manière de n’avoir peur de rien. En réalité, il n’y avait pas beaucoup de courage là-dedans, moins qu’on pourrait croire. Ce n’était pas qu’il fût spécialement héroïque, mais il avait acquis très vite la conviction qu’il ne mourrait pas ici. Il en était certain, cette guerre n’était pas destinée à le tuer, mais à lui offrir des opportunités. »

« Au revoir là-haut »
Pierre Lemaître
Editions Albin Michel
Prix Goncourt 2013.
568 pages/ 22,50 €

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

RSS
Follow by Email
LinkedIn
Share