« Ecrire est une activité physique, il faut être en forme pour ça ! »

De passage à Montpellier pour rencontrer ses nombreux lecteurs à la librairie Sauramps, l’écrivain Grégoire Delacourt, 53 ans, nous a livré ses impressions alors que son dernier roman « Une certaine idée du bonheur » est  à nouveau un vrai succès de cette rentrée littéraire. Rencontre…
Bulles de Livres :  Comment et quand avez vous commencé à écrire ?
Grégoire Delacourt : J’étais assis, je suppose. C’était en primaire, au siècle dernier. Et pour mes romans, en 2008, assis toujours.
BdL : Comment avez vous trouvé l’inspiration pour ce dernier roman ?
G.D. : Il a été un curieux mélange de divers faits divers et de l’annonce de la maladie de mon père. C’est un livre qui s’est imposé, que je n’avais pas du tout prévu. Mes mots ont été là, comme des digues.
BdL :  Avez-vous une méthode de travail particulière quand vous écrivez ? (par exemple, Amélie Nothomb écrit beaucoup la nuit. Seule.) Qu’en est il pour vous ?
G.D. : Le matin, après une bonne nuit de sommeil. Ecrire est quelque chose de très intense et de très physique. J’aime bien être en forme pour ça.
BdL : Ce roman sera-t-il également adapté au cinéma ?
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G.D. : Je l’espère bien ! Mais, l’acteur principal ne va pas être facile à trouver.
BdL : Quels conseils donneriez vous à un tout jeune écrivain qui souhaite réussir à écrire son 1e roman ?
G.D. : Il ne faut surtout pas penser qu’il est en train d’écrire un premier, ou un dernier, roman. De ne pas se regarder écrire. De ne pas faire de phrases. De laisser l’impérieux besoin du texte sortir. De ne raconter à personne ce qu’il est en train d’écrire. De ne pas faire lire son texte à un membre de sa famille. De ne pas se décourager si ce n’est pas celui-là (Alexis Jenni et Romain Puertolas ont été publié après plus d’une demi-douzaine de tentatives). Enfin, de penser que ce n’est pas grave si on n’y arrive pas.
Bdl :  Avez vous déjà commencé à écrire le prochain roman ?
G.D. : Pour l’instant, après On ne voyait que le bonheur, je souffle un peu. Et je m’offre enfin du temps.
BdL : Pour en revenir à un de vos précédents romans « La liste de mes envies », quelle serait votre liste ?
G.D : Rien de matériel. Je crois que je créerais ma fondation peut-être. Je ferais aussi un don sûrement à une association contre les violences faites aux femmes.
(*) Chronique de son dernier roman. « On ne voyait que le bonheur ».
http://bullesdelivres.wordpress.com/2014/08/25/on-ne-voyait-que-le-bonheur/

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