« Ce que j’appelle oubli »

Captivant et dérangeant à la fois !

Ce livre inspiré de faits réels
( la mort d’un homme errant, probablement SDF battu à mort par 4 vigiles d’un supermaché, plus d’infos ici : http://www.leparisien.fr/faits-divers/mort-d-un-jeune-sdf-le-procureur-accable-les-vigiles-31-12-2009-760804.php), ne laissera aucun de ceux qui le liront, indifférent, froid…

Captivant par la faculté qu’a l’auteur à pousser son lecteur dans l’Histoire, dans le récit. Le lecteur se retrouve quasiment aux côtés de l’homme errant ici tabassé à mort.

Laurent Mauvignier considère à de nombreuses reprises le lecteur comme le frère de la jeune victime. Et c’est justement cette « intégration » par l’écrivain de son lecteur à l’histoire qui rend le récit aussi saisissant et dérangeant à la fois.

En plus, et de façon plus « pragmatique », l’auteur a un style bien à lui. Un style qui sied très bien au fait ici relaté. Il est capable de décrire durant 2 pleines pages, l’attitude passive malgré lui du jeune qui voit la mort approchée. Laurent Mauvignier sait à merveille se glisser dans la peau de la jeune victime comme si c’était lui-même : « ….je vais retrouver mon souffle, ça ne peut pas finir ici, pas maintenant….. »

Laurent Mauvignier signe avec « Ce que j’appelle oubli », un essai particulièrement réussi, écrit avec son style fluide et inimitable, inspiré de faits réels à la fois captivant par l’implication qu’il met dans son lecteur contre le gré de ce dernier. Le récit par l’auteur des faits commis est saisissant de dureté et de précision…. Un livre qui ne laisse personne indifférent !

« Ce que l’on appel oubli »
Laurent Mauvignier
Editions Les Editions de minuit
7€

« Et qui va garder les enfants ? la vie privée des femmes politique »

Inutile, sans réelle information, ennuyeux…

Ce livre est bon pour les WC.. Toutes les « infos » écrites dans ce livre sont déjà dans l’inconscient collectif. On n’apprend rien de nouveau sur les vies de Christine Lagarde, Rachida Dati, Martine Aubry, Fadela Amara, Marine Le Pen……

Un exemple d’info qu’on sait déjà et qui est écrite en toute lettre dans le livre ? Ok….    « Martine Aubry est l’actuelle Maire de Lille »….   une autre ? Ok…. « Christine Lagarde a dirigé durant quelques années le comité directeur d’un cabinet d’avocats basé à Chicago ». Ok, mais quand elle avait été nommée à Bercy au ministère des Finances, les médias n’avaient parlé quasiment que de ça à propos d’elle…

A la fin de la lecture de ce livre, j’ai envie de répondre à la question qui sert de titre au livre…… « Qui va garder les enfants? » En continuant à écrire des livres si peu intéressant, c’est vous, Béatrice Massenet, auteure de ce navet littéraire qui êtes parti pour tous les avoir à garder !

A Eviter !

« Et qui va garder les enfants ? la vie privée des femmes politiques »
Béatrice Massenet
Robert Laffont.
17 euros.

« La Garde à Vue – un résidu de barbarie »

Un livre totalement dénué d’intérêt.

L’auteur, pourtant talentueux avocat parisien, aligne comme des petits pains les poncifs avec une déconcertante facilité. Il y en a tellement qu’en sortir un pour le citer ici…

Plus de 200 pages ou, finalement, l’avocat apporte sa pierre à l’édifice de la bataille contre cette ineptie juridique française qu’est la garde a vue, mais dont le propos se noie dans une série d’infos d’intérêts franchement.

Ce sont même ces dernières qui ternissent la qualité du texte global, car la réflexion du juriste qu’est Jean-Yves Le Borgne est très intéressante
En résumé, Jean-Yves Le Borgne a écrit un livre assez ennuyeux sur un thème pourtant tellement passionnant !

« La garde à vue – un résidu de barbarie »
Jean-Yves Le Borgne
Editions Le Cherche Midi / 14.25€
Site web de l’éditeur : http://www.cherche-midi.com/

« Le Pacifique à mains nues »

Ce livre est une passionnante incitation aux voyages et une ode à la
liberté d’entreprendre !

Tout au long de ses 180 pages, Maud Fontenoy nous fait vivre comme si on était dans son bateau sa traversée du pacifique à la rame. Elle ne cache rien et se livre entière dans son récit. Elle qui aurait pu faire une description positive à l’excès de son voyage, ne ment pas.

Elle décrit ses moments de craintes comme lorsqu’elle se retrouvez nez à nez avec un « bulldozer des mers », « un cargo de plus de deux cents mètres de long », de doutes, de solitudes quand ses proches lui manquent trop. « De minuscules nuages blancs et gris clair me font penser aux signaux de fumée d’une tribu sioux. J’imagine que ce sont tous ceux qui, pensant à moi sur terre, m’adressent de bouleversants signes de tendresse. »

Dans un style léger, libre, naturel et sans détour, Maud Fontenoy se livre avec intensité et sincérité au travers de ce récit qui, parfois, se perd dans d’inutiles et interminables détails…
« Le pacifique à mains nues »
Maud Fontenoy.
Editions Robert Laffont / 17 €

« Facebook m’a tuer »

Déjà auteurs de l’excellent « L’open Space » où ils racontaient, avec beaucoup d’humour, des expériences réelles ou imaginaires dans des entreprises où les employés évoluaient en bureaux ouverts d’ou « open space », cette fois-ci, Alexandre des Isnards et Thomas Zuber ont gardé la même base de départ mais ont écrit cette fois-ci sur Facebook, ce réseau social mondialement connu.

« Câlins virtuels », « Narcisse 2.0 », « Addict à l’Urgence », « Trip Déconnexion », « J’ai fais Bali ! »….. Autant de petites histoires savoureuses qui montrent sans en rajouter ni dans un sens ni dans l’autre, les avantages et surtout les dangers de Facebook. Notamment avec « J’ai fais Bali ! » qui relate comment désormais tout le monde raconte ses vacances aux 4 coins du monde, ses périples ou ses simples week ends au travers des commentaires et des nombreuses photos que l’on diffuse sur son « Mur » Facebook.

Simple et facile à lire, « Facebook m’a tuer » est un livre plein d’humour, absolument sans prétention et accessible à tous…

« Facebook m’a tuer »
Alexandre des Isnards et Thomas Zuber
Editions NiL / 17.10€

« Disparition d’une femme, l’affaire Viguier »

Captivant ! 

Quand l’un des meilleurs chroniqueurs judiciaires en presse écrite rédige un livre sur l’inexpliquée disparition d’une femme dans la banlieue résidentielle de Toulouse, ça donne un récit captivant, prenant aux tripes de la première à la dernière page.

Stéphane Durand-Souffland, chroniqueur au Figaro depuis de très nombreuses années, décrit cette tragique affaire judiciaire du début du XXIe siècle avec autant d’objectivité que d’émotion.

A travers ce récit, le journaliste montre à quel point dans cette triste affaire (aussi !) la justice s’est emballée.
Il montre également en toute objectivité comment la justice a pu « fabriquer » de toutes pièces, un coupable qui a finalement été acquitté à deux reprises lors des deux procès d’assises en avril 2009 et mars 2010, auxquels Stéphane Durand-Souffland avait assisté. Il était alors témoin, malgré lui, d’un cuisant aveu d’échec de la justice….

« Disparition d’une femme    L’affaire Viguier« 
Stéphane Durand-Souffland
Editions de l’Olivier / 17 €.
http://www.editionsdelolivier.fr/

« La révolution ? On s’rappelle… »

Co-patron des Guignols de l’Info durant plus de 15 ans, Bruno Gaccio nous raconte, au travers de plusieurs nouvelles, des rencontres tantôt sérieuses, tantôt plus personnelles voire intimes.

Chacune de ces rencontres amène à une réflexion parfois très sérieuse, parfois teintée d’humour (on n’se refait pas!) et parfois remplie de rage, d’envie de tout casser, d’une irrémédiable envie de vraiment faire la révolution et ce, notamment lorsqu’il discute du système capitaliste actuel en général, avec Norbert, le compagnon de Brigitte : « Nous vivons dans un système en bout de course. On ne peut plus le réformer, il faut le changer. Un système n’est ni moral, ni immoral, il est juste amoral.(…) Les lois qui étaient censées protéger les individus sont aujourd’hui faites pour protéger les systèmes et les protéger contre qui ? Contre ces mêmes individus qui subissent les injustices que ces systèmes engendrent »

Un livre écrit par un trublion du Paf, un écorché vif qui a compris que la révolution n’est pas pour demain mais qui ne cache pas ses idées et qui l’écrit très bien 🙂

« La révolution ? On s’rappelle… »
Bruno Gaccio
Editions Descartes & Cie /
13,30 euros

« L’Ecologie en bas de chez moi »

Très réussi !

Aussi sérieux que drôle, cet essai de l’écrivain Iegor Gran se penche sur le problème récurrent ces dernières années de la bienséance en terme d’écologie, de développement durable et de protection de la planète.

Il ironise beaucoup, pose quelques bonnes questions à propos de notre façon de vivre. Il s’amuse de voir que nous sommes poussés, notamment, à manger bio, à trier nos déchets etc…  Au travers du développement durable et de l’écologie, qui sont deux notions transversales, l’auteur s’en sert pour parler de sujets aussi intéressants et variés que l’économie de marché dans le monde, des intérêts économiques et politiques, de l’équilibre global entre les pays du nord et du sud…..

Le seul défaut de ce livre, ce sont ces notes de bas de page. Même si elles font comprendre et progresser dans la lecture de ce roman, elles sont d’une quantité invraisemblable et constituent par endroit une réelle gène à la lecture.

Au final, Iegor Gran livre un essai réussi, qui fait réfléchir sur notre propre comportement vis à vis de la planète et de l’écologie en général.

« L’écologie en bas de chez moi »
Iegor Gran
Editions P.O.L. / 14.70€.
http://www.pol-editeur.com/

« Un si petit Monde »

« Le Monde ». Qui en France, ne connait pas ce journal ? Assurément personne. « Le Monde » est plus qu’un journal, c’est une institution dans la presse écrite française. Alors quand ses dirigeants annoncent que ce fleuron de la presse française est mis en vente, les plus riches hommes d’affaires de France se mettent en chasse afin de faire main basse, à l’approche des élections présidentielles, sur ce journal qui a presque 70 ans.

C’est cette interminable lutte sans merci mêlant fric, politique, coups de poignards, amitiés de circonstances entre ces financiers que raconte avec précision et objectivité la journaliste Odile Benyahia-Kouider dans un livre qui montre à quel point financiers, patrons de presse et hommes politiques sont interdépendants et liés les uns aux autres…..

« Un si petit monde »
Odile Benyahia-Kouider
Editions Fayard
17,10 euros

« Seul comme Chirac »

Jacques Chirac est un requin de la politique.

Il a tout connu, les victoires, les défaites politiques…. Il a connu et parfois occupé certains postes parmi les plus réputés mais aussi les plus dangereux dans notre pays. Il a été ministre puis Premier Ministre. Il a tout connu. Jusqu’à ce jour du 17 mai 1995 où il est officiellement investi comme nouveau Président de la République Française pour un mandat de 7 ans. Il sera réélu en 2002 pour un second mandat de 5 ans.

Durant ce premier mandat, Jacques Chirac a tout connu : plusieurs gouvernements, des manifestations monstres dans toute la France contre une série de lois du gouvernement Juppé 1, fiasco suite à une malencontreuse dissolution de l’assemblée conseillée par son directeur de cabinet, un certain Dominique De Villepin et cinq longues années de cohabitation, où, lui président et éléphant du RPR devait composer avec un gouvernement de gauche plurielle (Parti Socialiste, Parti Communiste et Les Verts) dont le Premier Ministre était Lionel Jospin

Au travers de ce livre aussi captivant qu’intéressant, Raphaëlle Bacqué et Denis Saverot (journaliste économique au magazine Capital) racontent la vie d’un homme politique hors du commun avec ses erreurs, ses idées, ses errements…

« Seul comme Chirac »
Raphaëlle Bacqué et Denis Saverot
Editions Grasset.
17,10 euros

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